Mise à jour : 26/08/2014

République Tunisienne
Ministère de la Formation Professionnelle et de l'Emploi

Réforme du Dispositif National de la Formation Professionnelle


Contexte

Il est un fait incontestable  que  le système de la formation professionnelle joue un rôle important dans la lutte contre le chômage  et ce, à travers l’amélioration de l’employabilité des jeunes et la maximisation de leur chance pour accéder au monde du travail soit en tant qu’employé soit en tant qu’entrepreneur.
Sur la base de ce constat, plusieurs réformes ont été engagées surtout lors de ces deux dernières décennies. Des réformes qui ont porté, essentiellement, sur le renforcement du cadre juridique en rapport et la réhabilitation des structures de formation en adoptant une approche institutionnelle et qualitative en étroite collaboration avec le milieu productif. Sans oublier pour autant l’effort qui a été fait en termes de renforcement de la capacité d’accueil et de révision des mécanismes de financement.
Cela dit, toutes ces réformes n’ont pas réussi à apporter leurs fruits surtout par rapport à l’équilibre souhaité entre la dimension sociale et la dimension économique de la Formation professionnelle. Cet échec a été jalonné par la recherche d’intérêts individuels et par la poursuite d’objectifs politiciens restreints. En définitive, cet élan réformateur n’a pas réussi à aborder les points essentiels et cela s’est traduit inéluctablement  par l’effritement du système de formation et sur le plan structurel et sur le plan fonctionnel.
Cet échec a fini par frapper de plein fouet l’image de la formation professionnelle, perçu désormais, comme une machine rouillée en totale anachronisme avec les exigences économiques et les aspirations des demandeurs d’emploi d’une part et comme un choix dévalorisant auprès de la société d’autre part.
Cette défectuosité quasi congénitale a accentué la dichotomie entre le nombre des demandeurs d’emploi, sans cesse en augmentation, et les difficultés auxquelles fait face un certain nombre  de secteurs économiques à cause de la pénurie de la main d’œuvre. Les exemples en la matière ne manquent pas. On se contentera, en guise d’illustration, du secteur des bâtiments, du secteur de menuiserie, du cuir ou de la construction métallique etc.….
Ce paradoxe nous impose un certain nombre d’interrogations, quant à la capacité du dispositif national de développement des ressources humaines, dans son acception générale éducation et enseignement supérieur inclus, a réagir et interagir  pour  répondre favorablement aux besoins du marché du travail sur le plan quantitatif et qualitatif.
Aussi, le diagnostic de la réalité de l’économie tunisienne, eu égard aux choix faits en termes de modèle de développement a montré ses limites. En effet, la Tunisie a pendant longtemps encouragé l’utilisation de main d’œuvre non qualifiée et à très faible coût comme levier à sa capacité de concurrencer à l’international. Un choix qui revient à nager contre le courant de l’histoire et contre les orientations économiques à l’échelle internationale. Des orientations qui favorisent plutôt l’économie du savoir et les secteurs à très haute valeur ajoutée fondée sur l’existence d’une main d’œuvre hautement qualifiée.
Dès lors, il devient nécessaire d’engager une réforme profonde assise sur une vision stratégique et participative capable de positionner confortablement la Tunisie sur la carte internationale. Pour se faire, la réforme du système de la formation professionnelle doit être appréhendée comme un moyen de prédilection.

 

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Un diplôme de formation professionnelle garantit-il un emploi ?

Oui
Non
La garantie dépend du niveau du diplôme et de la spécialité


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